Analyse gratuite

Résultat mesuré terrain

20-25%

d'économies sur le chauffage

Mesuré sur 50+ exploitations équipées entre 2023 et 2025

Données confirmées par le CTIFL et l'ADEME

Financement CEE disponible — reste à charge 0 € selon éligibilité

Déshumidification serre agricole : rendement mesuré et impact sur la facture

⚠ Mise à jour réglementaire — 3 juin 2026La fiche CEE AGRI-TH-117 (déshumidificateur thermodynamique pour serre chauffée) est abrogée depuis le 3 juin 2026 (arrêté du 29 mai 2026). Si un devis a été signé avant cette date, le dossier peut encore être transmis à l’obligé CEE jusqu’au 10 juin 2026. Analyser votre dossier →

La déshumidification serre agricole conditionne directement la qualité des cultures et le niveau de la facture de chauffage. Trois méthodes sont couramment utilisées : le déshumidificateur thermodynamique, la VMC double flux et les ouvrants. Leurs performances réelles varient fortement selon le contexte d’exploitation. Cette page compare les résultats mesurés sur chaque méthode et détaille leur impact sur la consommation d’énergie.

Le coût de l’humidité excessive en serre

Une humidité relative nocturne supérieure à 85 % entraîne deux types de pertes simultanées. D’un côté, les gouttelettes de condensation se déposent sur les plantes et les parois, favorisant les maladies fongiques — botrytis, mildiou, oïdium. De l’autre, les exploitants qui ouvrent les aérations pour évacuer l’humidité expulsent en même temps la chaleur produite par la chaudière.

Sur une serre de 2 000 m² chauffée à 16 °C, la déshumidification par les ouvrants peut représenter 15 à 25 % du coût annuel de chauffage. Ce chiffre provient de relevés terrain sur des exploitations suivies entre 2023 et 2025. La gestion de l’humidité en serre agricole n’est pas uniquement un enjeu sanitaire — c’est avant tout un poste de coût mesurable et maîtrisable.

La condensation en serre amplifie le phénomène : les gouttelettes formées sur la couverture retombent sur les cultures et accélèrent le développement des champignons. Sur les cultures florales, ce phénomène entraîne des pertes de qualité directes avant même la récolte. Les traitements fongicides qui en résultent représentent un surcoût de 400 à 900 € par campagne selon les exploitations suivies.

Déshumidificateur thermodynamique : principe de fonctionnement

Un déshumidificateur thermodynamique extrait la vapeur d’eau de l’air intérieur par condensation sur un évaporateur froid. L’air humide pénètre dans l’appareil, l’eau se dépose sous forme liquide, et l’air assèché ressort dans la serre. L’énergie calorifique récupérée par le condenseur est restituée à l’air traité, ce qui limite la perte thermique par rapport à une ventilation simple.

Le rendement d’extraction est exprimé en litres d’eau extraits par kWh électrique consommé. Les appareils utilisés en serre agricole atteignent 2 à 3 litres par kWh dans des conditions de 15 à 18 °C intérieur. Ce coefficient de performance varie selon la température et le taux d’humidité de l’air traité. En dessous de 12 °C, le rendement chute sensiblement.

Le déshumidificateur thermodynamique fonctionne en circuit fermé, sans renouvellement d’air extérieur. Il assèche le volume intérieur sans introduction d’air froid. C’est sa différence principale avec la VMC double flux, qui renouvelle l’air tout en récupérant la chaleur sur le flux sortant.

Comparatif des méthodes de déshumidification en serre

Performances hygrométriques comparées

Les trois méthodes produisent des résultats distincts sur l’humidité relative nocturne. Les mesures ci-dessous ont été relevées sur des serres de 1 800 à 3 000 m² pendant les campagnes 2023-2025.

  • Ouvrants : réduction rapide (−15 à −25 points en 30 minutes) mais perte thermique directe et humidité difficile à piloter précisément.
  • Déshumidificateur thermodynamique : réduction progressive (−10 à −18 points sur la nuit), humidité finale 65 à 72 %, sans introduction d’air froid.
  • VMC double flux : réduction par dilution sur la nuit (−15 à −20 points, humidité finale 65 à 70 %). La récupération de chaleur sur l’air extrait maintient la perte thermique à moins de 35 % de celle des ouvrants.

Coût opérationnel par méthode

Trois métriques permettent de comparer les méthodes selon leur impact sur le budget d’exploitation, pour une serre de 2 000 m².

Ouvrants : aucune consommation électrique, mais la chaleur évacuée représente +15 à +25 % de la facture annuelle de chauffage.

Déshumidificateur thermodynamique : 4 à 8 kWh électriques par nuit. Impact sur la facture de chauffage neutre à légèrement positif.

VMC double flux : 2 à 4 kWh électriques par nuit. Réduction de 20 à 25 % sur la facture de gaz sur une saison complète.

Sur une saison complète, la VMC double flux réduit la facture de chauffage de 20 à 25 %, selon les mesures terrain réalisées sur plus de 50 exploitations accompagnées. Le déshumidificateur thermodynamique seul réduit les pertes par ouverture des aérations mais n’apporte pas de récupération sur la chaleur extraite. Les deux équipements peuvent être combinés sur les grandes surfaces ou les cultures à exigences hygrométriques très strictes.

Ce que ça change concrètement sur la facture de chauffage

Sur une serre plastique de 2 500 m², la VMC double flux a réduit la consommation de 60 000 kWh par saison. L’économie représente environ 4 200 € par an sur une consommation initiale de 290 000 kWh de gaz. Cette réduction repose sur deux mécanismes complémentaires : la récupération de la chaleur contenue dans l’air extrait, et la suppression des ouvertures nocturnes non contrôlées.

Le déshumidificateur thermodynamique devient pertinent en complément sur les cultures à très faible tolérance à l’humidité — chrysanthèmes, roses coupées, fraises — où la cible nocturne est inférieure à 65 % d’humidité relative. Sa consommation électrique annuelle représente 600 à 1 200 kWh pour 2 000 m², soit 90 à 180 € par campagne. Ce surcoût est généralement compensé par la diminution des traitements fongicides.

Pour calculer les économies réalisables sur votre exploitation, la surface, le type de serre et la consommation annuelle actuelle constituent les trois données nécessaires à une première estimation.

Financement CEE et conditions d’éligibilité

La VMC double flux en serre agricole est éligible au financement par les Certificats d’Économies d’Énergie. Le fournisseur d’énergie prend en charge l’installation directement, après validation du contrôle post-travaux, selon éligibilité et sous réserve d’instruction du dossier. L’exploitant n’avance aucune somme.

Le déshumidificateur thermodynamique seul ne correspond pas à une fiche CEE dédiée aux serres. Dans le cadre d’un dossier global incluant la VMC double flux, certains équipements complémentaires peuvent être couverts selon les conditions applicables au projet.

Les subventions CEE pour serres agricoles détaillent les critères d’éligibilité et le calendrier de dépôt. L’ADEME encadre ce dispositif au niveau national — les fiches d’opération sont consultables sur le site de l’ADEME.

Le CTIFL documente les performances des équipements de régulation climatique en serre, comme le confirment ses références techniques sur le climat sous serre.

Questions fréquentes

La VMC double flux peut-elle remplacer un déshumidificateur dans toutes les cultures ?

Pour la majorité des cultures légumières et horticoles, la VMC double flux suffit à maintenir l’humidité relative sous 75 % la nuit. Les cultures nécessitant un objectif inférieur à 65 % — certaines fleurs coupées, fraises — peuvent bénéficier d’un déshumidificateur thermodynamique en complément. Le diagnostic hygrométrique détermine le besoin précis selon chaque exploitation.

Le déshumidificateur thermodynamique augmente-t-il la facture électrique de façon significative ?

Sur une serre de 2 000 m², la consommation annuelle d’un déshumidificateur correctement dimensionné représente 600 à 1 200 kWh. Cela correspond à 90 à 180 € par campagne au tarif actuel. Ce montant est généralement inférieur aux économies réalisées sur les traitements fongicides.

Peut-on obtenir un financement CEE pour un déshumidificateur seul ?

Pas directement via une fiche CEE dédiée aux serres. Un dossier incluant la VMC double flux et des équipements complémentaires peut en revanche être instruit selon les critères applicables. Une étude personnalisée précise les conditions pour chaque exploitation.

Quel est l’impact sur la production pendant l’installation de la VMC ?

L’installation se réalise en 3 à 5 jours ouvrés. Les unités sont fixées en pignon ou sur les montants de structure, sans accès aux zones de culture. La mise en service est immédiate après raccordement électrique.

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